06 avril 2009
Information plutôt que répression ( suite de la réponse à l’INAD)
« Faire appel au gouvernement pour manier le bâton me paraît extrêmement dangereux et irresponsable, quel que soit ce gouvernement. Contrôle et surveillance sont des méthodes que ne souhaitent pas les praticiens déjà soumis à des contrôles désagréables : impôts, urssaf, etc. N’en rajoutez pas !
Pourquoi ne pas concentrer vos efforts vers les médias qui s’emploient à démolir nos professions pour augmenter l’audimat en ne citant que des personnages grotesques et la représentation d’escroqueries présentées comme la représentation des arts divinatoires ?
Combattre tous les abus que vous citez doit à mon sens commencer par une meilleure information du grand public aujourd’hui totalement désinformé au bénéfice de ceux qui ont en charge de l’informer.
Avant d’interpeller les pouvoirs publics, qui en général ne nous sont pas particulièrement favorables, adressons-nous aux responsables de l’éducation et de l’information qui ne nous connaissent souvent que pour pratiquer une interminable chasse aux sorcières dans un état d’esprit quasi moyenâgeux.
Vos buts sont identiques aux miens et je souhaite que vos méthodes ne les fragilisent pas.
Veuillez agréer Monsieur, mes cordiales salutations. »
Si l’on fait appel aux contrôles et à la répression, on a de fortes chances d’être entendus. Mais quand on fait appel aux grands médias on se heurte à une incompréhension qui se manifeste par une sorte de « censure qui n’ose pas dire son nom ».
Il est vrai qu’en France on prétend que la censure n’existe pas. Chacun, c’est vrai, a le droit de s’exprimer librement ; mais à la condition que personne n’écoute.
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30 mars 2009
Réponse à l’Institut National des Arts Divinatoires
J’ai lu votre message publié sous le titre : »voyance et anarchie ».
Depuis des dizaines d’années je m’efforce de travailler à l’assainissement des arts divinatoires par des articles parus dans des magazines, des conférences et des livres publiés par les éditions Trajectoire. Cet assainissement s’avère d’une urgente nécessité… Mais parfois des remèdes risquent d’être plus dangereux que le mal. On dit que « l’enfer est pavé de bonnes intentions » et je crains que certaines méthodes que vous préconisez risquent d’entraîner de fâcheuses conséquences. La répression et la délation peuvent dépasser les intentions de leurs instigateurs ! …
« Afficher la liste des cabinets qu’on peut ne pas consulter » est une information délatoire, même si elle peut être justifiée. J’ai connu la période 1940 – 1945 et je sais où cela peut mener : vengeances personnelles, magouilles et engrenages. Vous ne réformerez pas les mentalités.
Vous proposez une carte professionnelle délivrée sous certaines conditions ; lesquelles ? Des professions libérales dites respectables abritent parfois, malgré les diplômes et les reconnaissances sociales, des individus peu recommandables.
Que peut être dans les arts divinatoires un « praticien qualifié et reconnu » ? Nous savons que la qualification ne peut pas être mesurée et que la reconnaissance par le public dépend en grande partie de la publicité. La Charte Morale serait un élément pôsitif, bien que n’étant qu’un « vœu pieux ». Mon épouse, Kamina Brochka, qui est voyante professionnelle depuis une trentaine d’années a rédigé un texte paru en diverses occasions sous le titre « le rôle social du voyant. »
La suite de cette réponse propose d’autres solutions.
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23 mars 2009
Courtoise mise au point verbale
Mon mari, Charly Samson, a téléphoné au président de l’INAD, Monsieur Youssef Sissaoui pour lui faire part de notre inquiétude et de la prochaine publication de notre réaction.
La conversation a été d’autant plus décontractée que nous sommes en fait dans la poursuite de mêmes buts : « protéger les gens qui consultent les voyants et protéger également les professionnels ». Ce sont les méthodes préconisées qui divergent totalement.
C’est Charly Samson, président de l’Université du Temps Présent qui a rédigé et envoyé notre réponse à l’INAD, le 28 novembre 2008. Ce texte a été publié sur le numéro du mois de décembre du bulletin d’information de l’U.T.P.
Nous avons jugé important de le publier également sur mon blog.
Dans les prochains jours vous pourrez lire ici le texte intégral de cette réponse.
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16 mars 2009
Des propositions imprudentes
Pour défendre les Arts Divinatoires, les « bonnes intentions » ne suffisent pas car il est évident que selon le proverbe, « l’enfer en est pavé ».
Nous avons eu cette réaction en prenant connaissance d’un texte largement diffusé par l’INAD (Institut National des Arts Divinatoire) le 14 novembre 2008.
Dans un manifeste publié sous le titre « voyance et anarchie », cette « association » se propose de règlementer la profession pour défendre ceux qui seraient victimes de voyants que l’INAD qualifie de « vendeurs de chimères. »
L’INAD « s’insurge contre certains praticiens et cabinets de voyance qui s’autorisent abusivement à faire état de leur recommandation et ou à leur appartenance à l’INAD voire d’un diplôme imaginaire délivré par cet organisme, dans le seul but d’attirer les consommateurs de plus en plus méfiants à l’égard de ces vendeurs de chimères. »
J’avoue avoir été gênée par le titre « voyance et anarchie », ainsi que par le mot « consommateurs » et l’expression « vendeurs de chimères ».
Ce qui m’a encore plus contrarié c’est l’affirmation de l’INRAD de se réserver le droit de « créer sur son site internet une rubrique intitulée : « liste des professionnels et cabinets que l’on peut ne pas consulter. »
Le manifeste précise que doivent être recommandés les seuls praticiens qui sont titulaires « d’une carte de membre professionnel, délivrée sous certaines conditions à tout praticien qualifié, reconnu, dans un ou plusieurs domaines des arts divinatoires. »
Mais ce qui me paraît encore plus inquiétant, c’est le fait que l’INAD fasse appel aux pouvoirs publics et au Président de la République pour mettre en place ce qui peut devenir un dangereux système de répression.
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